L'année des spaghettis


#9. Cocottes de spaghettis aux moules
1 novembre 2009, 02:11
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9

PASTA : De Cecco, Spaghetti n°12.
SAUCE : Crème, oignons, parmesan, maizena, sel, poivre, muscade, et moules. Faire gratiner au four.
MUSIQUE : Anna Ternheim “No subtle men”.



Leaves
12 octobre 2009, 02:30
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automne



Madame P.
8 octobre 2009, 03:01
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On l’apercevait par la fenêtre de la cuisine. C’était le seul endroit duquel on pouvait l’observer par-dessus le mur, la maison étant légèrement surélevée on avait d’ici une perception bien différente des alentours.
La cuisine était sale, comme souvent. Il disait qu’elle n’avait pas le temps de nettoyer parce que son travail occupait tout son temps, et qu’après tout ce n’était pas grave.
Ce n’était pas grave, c’était juste poisseux. Le robinet collait aux doigts et les semelles de mes chaussures produisaient un chuintement désagréable à chacun de mes pas sur le carrelage taché.
Je m’arrêtais souvent à cet endroit, face à l’évier j’observais la maison par la fenêtre.
A vrai dire je ne suis plus certaine qu’il y avait une fenêtre à cet endroit, ni même si cette maison de l’autre côté du mur a réellement existé. Alors que je lisais le livre sur l’oiseau, j’ai souvent associé ce point de vue à certaines des descriptions qui y sont faites et parfois les choses se mélangent.
La maison de l’autre côté avait l’air abandonnée, mais celle dans laquelle je me trouvais à l’époque l’est peut-être aussi aujourd’hui. Le carrelage de la cuisine est peut-être toujours collant, mais personne ne s’y introduit plus la nuit pour manger des chips parce qu’il avait manqué le diner. Il ne voulait plus se retrouver en face d’elle à table, ça lui était déjà difficile avant mais encore plus depuis qu’il n’est plus là, et qu’elle fixe la chaise vide au lieu de manger. Ses yeux aussi étaient vides.
Il est parti également depuis mais pas très loin et c’est moins grave, mais il ne revient pas. Peut-être qu’il observe de loin, lui aussi.
Je m’arrêtais souvent à cet endroit, après m’être lavé les mains ou en débarrassant la table. Je lui tenais compagnie, mais je revenais aussi, la nuit, et j’observais encore à la lumière triste des réverbères. Le jardin était en friches et de grandes herbes poussaient sans se soucier de celui qui avait du prendre soin de cet espace auparavant.
De ce côté-ci du mur il y avait un gros arbre, grand et gros mais j’ai oublié quel nom il pouvait bien porter. On pouvait entrer à l’intérieur. Il y avait de la place pour deux, des nids d’oiseaux et des branches basses sur lesquelles on pouvait s’asseoir et y rester des heures, sans qu’on puisse nous voir de l’extérieur, et parfois même un chat.
Mais un jour ils l’ont coupé. La vue était alors dégagée aussi du côté gauche, par la fenêtre de la cuisine. Mais le jardin avait l’air d’une vieille femme abandonnée, que l’on vide même de ses souvenirs.



#8. Aux deux citrons.
7 octobre 2009, 12:55
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PASTA : Barilla, Spaghetti n°5.
AVEC : Huile d’olive, jus et zeste de citron vert, basilic frais.
La sauce : Mascarpone, fromage blanc, jus et zeste de citron jaune, écorces de citron en poudre, quelques gouttes de sirop d’agave et une pincée de sel.
MUSIQUE : Kent “Töntarna”.



J’aime pas l’dimanche !
5 octobre 2009, 02:57
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Je sais pas pourquoi depuis que je suis petite les dimanches ont autour d’eux cette espèce d’aura grisâtre et funeste. J’ai l’impression que tout ce qui d’habitude est la preuve qu’il y a de la vie sur cette planète se décompose dans une infecte puanteur ce jour là. Même le petit déjeuner et les dessins animés du matin avaient le goût de poussière et l’aspirateur de ma mère avait l’air d’agoniser.
Bon ok il fut un temps où après une semaine chargée j’appréciais en ce dernier jour de la semaine de m’appliquer à ne pas mettre un pied en dehors de mon lit avant 20h, pour y retourner à 20h05. Mais le samedi se prêtait tout aussi bien à ce genre d’activités.
Et c’est pas tant le fait qu’il faut courir la ville pendant deux plombes pour trouver un paquet de nouilles qui me pose problème, parce que j’ai pas souvent envie de courir la ville de toute façon (sauf le matin après une nuit blanche avant même que les boutiques ouvrent), même les six autres jours de la semaine.
Mais le dimanche ressemble à une flaque d’ectoplasme visqueux qui s’étire à n’en plus finir, un peu comme la pâte à prout sauf qu’elle au moins elle est rose et drôle, non vraiment y’a rien à faire.
Le dimanche je peux même pas imaginer avec impatience dès le réveil que je vais peut-être trouver dans la boite aux lettres le livre de recettes que j’ai commandé à l’autre bout du monde et qui tarde à arriver. Non. Même la boite aux lettres et la grille du jardin s’engluent dans leur apathie. Manquerait plus qu’en plus il pleuve.
La seule chose envisageable reste de faire des tartes ou des confitures en se persuadant qu’on est lundi. Enfin bon, même si en règle générale j’ai du mal à concevoir qu’on soit le lendemain tant que j’ai pas dormi, on est lundi matin depuis bientôt 3 heures…



#7. Spppppaghettis
1 octobre 2009, 16:45
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PASTA : Barilla, Spaghetti n°5.
AJOUTER : Poivron, persil, parmesan, pignons, poivre, et un peu d’huile d’olive.
EN ECOUTANT : Cheju “Birch”.



De l’utilité d’un esprit perspicace dans le choix d’un canapé.
28 septembre 2009, 21:36
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Parce qu’avec Chouchou on envisage de déménager. Parce qu’ici c’est un peu petit. Parce qu’on voudrait bien un chez nous plus grand (logique hein oui je sais pas de remarque merci), avec de la place, plein de place, tellement qu’on y mettrait bien un grand canapé d’angle en jetant joyeusement l’actuel par la fenêtre, par la même occasion. Et même si les voisins d’en dessous ne voient peut-être pas un futon rouge dans leur piscine (quelle bande de ringards…), moi je verrais bien le canapé hors de prix de chez Habitat dans mon salon (enfin pas celui là de salon, y’a pas la place, le nouveau, faut suivre !). Nan je vous dirai pas le prix. Si c’est tout ce que vous attendez vous pouvez même arrêter de lire là maintenant. Parce que c’est pas ça qui est important. Enfin faut quand même avoir le fric oui mais. Parce que comme le suggère Murakami, c’est pas parce que le canapé est cher qu’il est forcément bien (par bien je veux bien sûr dire génial fantastique idéal orgasmique vous voyez quoi). Des canapés hors de prix il y en a des tas et c’est pas pour autant que je les voudrais tous (pas en même temps hein) dans mon salon. Parce qu’acheter une bagnole hors de prix est à la portée de tout porte-monnaie bien rempli. Le choix du canapé idéal demande bien plus que ça. Et le parallèle qu’il fait avec la musique ou les livres n’est en rien prétentieux même si ça peut en avoir l’air. Parce qu’on peut bien avoir les moyens d’acheter 2358 disques et 1430 livres par semaine, si l’on a ni l’oreille ni l’œil bien affutés, on se retrouve avec la discographie complète de Lara Fabian et les parpaings de Guillaume Musso (ou Marc Levy) pour encombrer ses étagères. Comprenez ? Bref, « l’achat d’un bon canapé nécessite la perspicacité, l’expérience et la philosophie correspondantes ». Et toc.
Il dit aussi qu’il faut avoir une image bien arrêtée de ce qu’est un bon canapé mais cela va de soi. Un peu comme le petit caramel au beurre salé pour accompagner le café, c’est un Salidou et rien d’autre.

Et bien un bon canapé pour commencer ça n’a pas de pieds. Nan mais vous avez vu la tronche qu’ils ont tous ces canapés avec des pieds on dirait des tabourets de cuisine pour gros culs. Et mis à part le fait que ça facilite (waouh) le passage de l’aspirateur en dessous où est l’intérêt ? A part que c’est moche ? Surtout qu’en plus si y’a pas de pieds la poussière elle passe pas en dessous donc.

Ensuite les canapés en cuir c’est bien joli (idem pour le plastique sauf que là c’est moche) mais chez le voisin, celui qu’on ne va jamais voir parce qu’il ne nous invite pas et c’est tant mieux. Pourquoi ? Parce que je vous défie de vous asseoir sur un canapé en cuir pour bouquiner, en plein été, vêtue de votre jolie mini jupette préférée les cuisses à l’air et de laisser votre téléphone portable dans une autre pièce, de préférence à l’autre bout de l’appart. Attendez qu’il sonne, levez vous d’un bond pour aller répondre et revenez me dire comme vous aimez votre canapé en cuir.

Ensuite le canapé idéal doit être de couleur foncée. Parce que je ne voudrais pas passer pour une grosse cradingue mais quand on aime son canapé on y passe du temps, de préférence avec un bon bouquin, la télécommande de la télé, la manette de la Xbox et une bonne tasse de café, chocolat chaud, soupe à la tomate (quoi que là vous pouvez aussi opter pour le canapé rouge). Et même si ça n’arrive pas forcément dans la semaine qui suit l’achat du divin divan tant désiré, mieux vaut éviter de provoquer une crise cardiaque à votre poisson rouge en poussant des hurlements type « blonde qui se casse un ongle » au milieu de la nuit. Vous risquerez en plus de trouver un petit mot fort sympathique des voisins collé sur votre porte le lendemain matin.

BREF,  « généralement parlant, la dignité humaine d’une personne transparaît dans sa façon de choisir un canapé » et le canapé idéal est à Habitat, sur la droite, une petite dizaine de mètres après l’entrée.

Ah et j’oubliais, l’essentiel, le canapé idéal doit forcément avoir un angle et la deuxième partie après l’angle (voyez ?) doit obligatoirement être ce truc qui ressemble à un bout de lit une personne ou tu t’assois comme sur le canapé mais tu peux (oh miracle et je fais des bisous partout à celui qui a eu cette idée de génie) allonger tes jambes comme dans ton lit.



#6. Ceux de 10h du mat à la sauce tomate.
22 septembre 2009, 10:32
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PASTA : De Cecco, Spaghetti n°12.
AVEC : Sauce tomate Ikea toute prête, parce qu’à 10h du mat on est pas assez réveillé pour la faire soi-même. + persil.
DANS LES OREILLES : Flica “Find”.

“If you don’t mind, I’ve got spaghetti on right now. It’s almost done, and it’ll be ruined if I talk with you for ten minutes. So I’m going to hang up, all right?”
“Spaghetti?” the woman sputters in disbelief. “It’s only ten-thirty in the morning. What are you doing cooking spaghetti at ten-thirty in the morning? Kind of strange, don’t you think?”
“Strange or not, what’s it to you?” I say. “I hardly had any breakfast, so I was getting hungry right about now. And as long as I do the cooking, when and what I eat is my own business, is it not?”
H. Murakami “The Wind-up Bird And Tuesday’s Women”.



Life.
20 septembre 2009, 02:57
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bol



Rallumer le chauffage déjà ou se peler les miches ?
19 septembre 2009, 01:40
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Nan parce que j’ai fabriqué un joli cadre avec les deux boules de Noël moches (fracassées au marteau) que mon ancien employeur dans toute sa bonté avait offert au personnel l’hiver dernier pour les fêtes de fin d’année. Je les avais toujours pas jetées et finalement je me suis dit que le recyclage c’était plutôt tendance tout ça…
Bref ce cadre je lui ai pas trouvé d’autre place que posé sur le radiateur à côté des autres cadres avec les papiers de bonbons, et vu que j’ai failli foutre le feu à la cuisine y’a pas longtemps il vaudrait peut-être mieux que j’évite de risquer de cramer l’autre pièce… Mais le problème c’est que la nuit ça commence à cailler sévère, et c’est pas le temps de merde prévu pour demain qui va arranger ça mais si j’allume le chauffage il faut que je change les cadres de place mais y’a déjà pas mal de choses au mur et puis il faudrait que je fasse des trous, avec un marteau et des clous et il est plus d’une heure du mat et même si les deux gosses des voisins du haut (et les trois chiens des voisins du bas) sont insupportables du lundi au dimanche de janvier à décembre, après le montage d’étagères à minuit il y a deux jours, je vais peut-être pas prolonger les hostilités… quoique.
En attendant j’ai froid aux fesses et j’hésite entre l’aérobic en regardant le cd merdique que j’avais trouvé dans un paquet de céréales (oui mais je crois que je l’ai balancé en fait) et ingurgiter 3 litres de Lactel bouillant avec du Ricoré dedans en m’enroulant une écharpe autour de l’arrière train ou si quelqu’un a une autre idée je veux bien… tant que ça ne provoque pas d’incendie et que ça ne donne pas la grippe a.

Ah et sinon, rendons hommage à l’idole de notre adolescence (mentez pas je sais que vous vous en souvenez) parti sans détooooour cette semaine (je sais plus la date exacte j’étais en train d’équeuter des haricots pendant la redif de 100% mag), que toutes les anciennes greluches à appareils dentaires regretteront éternellement.
Nan sans dec ça vaut bien la chorégraphie du cd du paquet de céréales :